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Audio

Bien choisir un micro pour la visio et le podcast

C'est la catégorie où le meilleur investissement n'est pas toujours le matériel. Un micro correct associé à un placement juste et à une pièce traitée bat un micro coûteux posé au milieu d'un salon vide.

Guide d'achat · Mis à jour le

La directivité, premier critère

Un micro cardioïde capte devant lui et rejette l'arrière : c'est le choix par défaut pour une voix, en visio comme en podcast. Un micro omnidirectionnel capte tout, y compris la pièce et le clavier.

Méfiez-vous des micros à directivité commutable vendus comme polyvalents : la position stéréo ou bidirectionnelle sert rarement, et la position cardioïde est parfois moins aboutie que sur un modèle dédié. Un bon cardioïde vaut mieux qu'un multi-modes moyen.

USB ou XLR

Un micro USB se branche et fonctionne : carte son intégrée, aucun accessoire. C'est la solution rationnelle pour la visio et le démarrage en podcast.

Un micro XLR exige une interface audio séparée, donc un budget et un encombrement supérieurs, mais il évolue : on change l'interface, on ajoute un second micro pour un invité. Si vous prévoyez d'enregistrer à plusieurs, cette question se pose dès le premier achat.

La pièce fait le son

La réverbération est ce qui trahit un enregistrement amateur. Dans une pièce aux murs nus et au sol dur, la voix revient avec un écho que ni l'égalisation ni un micro coûteux ne corrigeront.

Les remèdes sont simples et peu coûteux : des surfaces absorbantes — rideaux épais, tapis, bibliothèque garnie —, un enregistrement loin des angles et des murs nus, et le micro proche de la bouche, ce qui augmente mécaniquement le rapport entre la voix et la pièce.

Les accessoires qui changent le résultat

Trois accessoires font plus qu'un changement de micro : un filtre anti-pop ou une bonnette, qui supprime les explosions des consonnes ; un bras articulé ou un pied, qui place le micro à bonne distance et le découple de la table ; et une suspension, qui isole des chocs et des vibrations transmises par le bureau.

Un micro posé directement sur une table capte chaque frappe de clavier et chaque coup de coude : c'est le défaut le plus courant, et le plus facile à corriger.

Écoute de contrôle et réglages

Une sortie casque sur le micro permet de s'entendre sans latence : c'est ce qui évite de parler trop fort ou trop près sans s'en rendre compte. Un réglage de gain accessible évite de chercher dans les menus du système.

Dernier réflexe, gratuit : enregistrez trente secondes et écoutez-vous au casque avant toute décision d'achat supplémentaire. Le problème vient neuf fois sur dix du placement ou de la pièce, pas du matériel.

À retenir

  • Un bon cardioïde vaut mieux qu'un multi-directivités moyen.
  • USB pour la visio et le démarrage, XLR si vous prévoyez d'enregistrer à plusieurs.
  • Traitez la pièce et rapprochez le micro : c'est là que tout se joue.
  • Bras, anti-pop et suspension apportent plus qu'un micro plus cher.

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